Restez jusqu'à la fin de l'article, on parle de sujets vraiment intéressants comme le Arrowverse ou la plate-forme DC Universe.

San Diego Comic Con, c'est fini et, tandis que Laurent a déjà publié quelques articles concernant les annonces majeures qui y ont faites, il est temps pour moi de vous en dresser un bilan. Il sera ici question de DC Films, grand vainqueur de la convention, puisque l'entrepresie n'avait, cette année, pas de rival sérieux - coucou Venom - à affronter, Marvel Studios étant aux abonnés absents, afin de faire durer le suspense concernant Avengers 4. La Distinguée Concurrence va-t-elle enfin reconquérir le public au cinéma ou son avenir se trouve-t-il toujours à la télévision ? Sujet à débat.

Samedi 21 juillet s'est déroulé le panel de Warner Bros. où ont notamment été révélés les bandes annonces de Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald et de Godzilla : King of the Monsters. Ces suites de films s'inscrivent chacune dans un univers cinématographique : le Wizarding World et le MonsterVerse ; des noms aussi clairs que précis, qui nous annoncent la couleur de ce qu'on va voir, un peu comme le Marvel Cinematic Universe. Depuis Man of Steel, les productions DC Films - studio mis en place pour Wonder Woman - s'inscrivent dans un même Monde, mais qui n'avait pas de nom.

C'est maintenant chose faite, grâce aux cerveaux incroyables des exécutifs de la Warner, qui ont consacré la fin de leur panel à la Distinguée Concurrence : Worlds of DC accueille(nt) Man of SteelBatman v Superman : L'Aube de la justiceSuicide SquadWonder Woman et Justice League. Mais les prochaines longs-métrages de l'éditeur à deux lettres viendront aussi s'inclure dans cet univers partagé. Ce sera le cas d'Aquaman dont la bande annonce a été révélée à San Diego Comic Con, de Shazam - pareil - et de Wonder Woman 1984.

 

WorldsOfDC

 

Mais les plus malins d'entre vous - les autres, j'ai essayé de vous aider - auront peut-être remarqué le petit "s" à "Worlds". Eh non, ce n'était pas une faute de frappe : il n'y a pas qu'un, mais des Mondes DC. Rien de surprenant d'opter pour cette sémantique lorsqu'on veut adapter les comcs d'un éditeur qui a un passif avec le concept de multivers. Concrètement, ça implique qu'au cinéma chaque film de la franchise n'est pas obligé de se dérouler dans le même univers que son prédécesseur. 

Dans les faits, ça veut dire que si un réalisateur a envie de développer un long-métrage sur le Joker, rien ne l'oblige à tenir compte des événements de Suicide Squad, ni même à réutiliser Jared Leto ; ce dernier point est d'ailleurs en contradiction avec des faits établis dans la série The Flash. C'est aussi une façon plus ou moins subtile d'assumer qu'Aquaman peut s'émanciper de Justice League, pour n'y piocher que les éléments qui l'intéressent : pour cet exemple, on se dirige alors vers un univers partagé "à la carte", de la même manière que la saga X-men

Rien ne dit, si, comme dans les comics, ce multivers partagé finira par susciter des incursions, des Crisis, même si pour le moment on peut en douter. Vient ensuite se poser la question de la rétroactivité : le Superman de Richard Donner, le Batman de Christopher Nolan ou encore les Watchmen de Zack Snyder évoluent-ils dans ces Worlds of DC ? Force est de reconnaître qu'un Doomsday Clock sur grand écran serait grave stylé. Enfin, qu'en est-il des projets télévisuels de la Distinguée Concurrence comme le Arrowverse ou la série Titans

 

DCUniverse

 

Cette transition exceptionnelle me permet d'aborder la plate-forme de streaming à la demande de la Distinguée Concurrence - DC Universe - ou du moins les créations originales qu'elle va mettre en avant, puisqu'actuellement, elle ne compte pas s'exporter en France. Pas invités à San Diego Comic Con, ses créateurs avaient tout de même quelques petites choses à présenter ou annoncer, sans pour autant faire de l'ombre au studio cinématographique. Petit point malin : pendant SDCC, un abonnement au service équivalait à une chance de gagner une place pour voir Aquaman

James Wan développe actuellement une série Swamp Thing centrée sur une chercheuse qui étudie un virus mortel transmis par les marécages. Elle assiste alors, impuissante, à la capture de son amant Alec Holland, condamné à devenir la créature du marais de DC Universe. En parallèle, Margot Robbie se prépare pour doubler Harley Quinn dans une série animée centrée sur le personnage après sa rupture avec le Joker. Chapeautés par des artistes impliqués dans les Worlds of DC, ces shows seront-ils liés ? Ce ne sera sans doute pas le cas de Young Justice : Outsiders, aussi annoncée sur la plate-forme.

Geoff Johns et Greg Berlanti conçoivent, de leur côté pour DC Universe, un ensemble de séries gravitant autour de Titans, dont la première bande annonce laisse présager du bon, sans pour autant convaincre, du côté de Starfire. Le premier spin-off s'intitule Doom Patrol  et suit un groupe de super-héros enquêtant sur des phénomènes paranormaux. La particularité de ses membres ? Les accidents auxquels ils doivent leurs pouvoirs les ont défigurés. Mais surtout, un show centré sur le personnage de Stargirl va voir le jour. 

Courtney Whitmore, c'est la descendante d'un des membres de la Justice Society of America, qui doit en assumer l'héritage. Dans la continuité de New 52, elle est mandatée par Amanda Waller pour représenter l'image public de la Ligue de Justice d'Amérique. Elle y est dépeinte comme une jeune super-héroïne hyper-médiatisée, en proie au doute et qui doit faire des choix qui la dépassent. Elle incarne aussi et surtout une des plus belles créations de Geoff Johns, qui l'a pensée comme un hommage à sa soeur, décédée dans un accident d'avion.

Plus fort encore qu'une série Jessica Jones Brian Michael Bendis tient un rôle de consultant, une adaptation de Stargirl sur laquelle Johns officie en tant que showrunner est une véritable consécration. Pour rappel, le personnage était apparu dans la deuxième saison de DC's Legends of Tomorrow, sous les traits de Sarah Grey. Le personnage était en l'occurence membre de la JSA et pourrait donc être considérée comme la grand-mère du personnage. Mais, bien que Berlanti soitaussi à l'origine de la série susnommée, rien ne garantit, malheureusement, que l'univers de Titans sera lié au Arrowverse.

Evidemment, on espère le contraire : lancée en 2012, Arrow a relancé l'attrait des super-héros sur le petit écran et a construit, via ses multiples spin-off, un véritable multivers télévisuel. Ce dernier, toujours en expansion, promet de belles choses pour la saison prochaine : pendant des années, de nombreuses références à Batman s'y sont dissimulées. Et, en décembre 2018, le crossover annuel entre toutes les séries du Arrowverse va introduire Batwoman, quelques mois avant que la super-héroïne n'ait droit à son propre show. On se quitte avec une vidéo qui tease tout ça : 

Heroes And Villains | The CW