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Ce soir, on conclue le défi illustré consacré au Privé avec une participation de taille.

Alors, on prend son temps, on s'installe et on savoure la fan-fiction rédigée par Julien :

Alors que le soleil lui dardait le front de ses rayons, le Privé ouvrait les yeux tout doucement. La nuit avait dû être rude, «Jack»lui a filé un sacré coup sur le crâne…
Et c’est alors qu’il la vit, allongée nue à côté de lui… quelques fragments de la soirée lui revenait, la poupée au visage de porcelaine, la peau douce comme de la soie et ses lèvres à la texture d’abricot… Il s’apprêtait à lui caresser l’épaule quand soudain il senti ce liquide visqueux sur ses doigts… à cet instant il comprit, la poupée était inanimé, raide morte, les draps blancs de la veille étaient désormais d’un rouge immaculé…
Le Privé pris de panique s’aperçut que ses mains étaient couvertes de sang, le sang de la fille… que s’était-il passé ? Il avait pété les plombs ? La soirée a dégénéré ?
Impossible de se souvenir… la panique… rien que la panique… et son palpitant qui s’affole… «du calme, du calme ressaisi-toi, concentre-toi…» Mais seul un bourdonnement lui envahissait les oreilles, le rendant incapable de rester concentré.
Des indices, il doit découvrir ce qui s’est passé… Instinctivement il fouille dans le sac de cuir posé au pied du lit, maquillage, une souris, des breloques de bonne femme et une carte d’identité... rien de plus… Trop facile se dit le Privé, tellement facile que dans la précipitation, il avait oublié de se laver les mains… le sang de la fille était désormais partout sur ses affaires, dans son sac…
décidément quelque chose ne tournait pas rond, il n’était habituellement pas si imprudent… Le Privé lu le nom sur la carte «Mercy SMADDA» le nom ne lui disait rien… s’était-elle seulement présenté avant qu’il ne l’embrasse…?
Concentration… «concentretoi » Dans un effort qu’il trouva surhumain, le Privé se dirigea vers la salle de bain, il se rinça le visage et lava ses mains (faisant couler au fond du lavabo les preuves du crime..). Il était encore pris d’un furieux mal de crâne, tant bien que mal il nettoya la scène du crime… son crime ?
S’habilla et quitta la chambre sans au préalable poser une dernière fois son regard sur la fille. Puis il déposa sur la poignée de la porte, une pancarte où était inscrit en lettres d’or «ne pas déranger». Cela me laissera du temps se dit-il…

Le Privé sorti une sèche de la poche de son manteau. Alors qu’avant le temps était encore au beau fixe, il a désormais viré à la tempête… le ciel gronde, il se met à pleuvoir comme vache qui pisse… Peu à peu les souvenirs de la veille lui revenaient, comme si la pluie lavait la crasse qui lui bloquait les méninges… il était alors seul au bar, un verre de Jack à la main et une clope dans l’autre… elle s’est approchée de lui sans un mot, il se souvient de ses lèvres… de l’extrême blancheur de sa peau… tout à coup, il fut sorti de sa torpeur par un bruit de sirène… «merde les flics… déjà
?»… Courant dans la rue qui paraissait désormais innondée, le Privé cherchait un abri et un rideau de pluie ne suffirait pas…

Il trouva finalement une ruelle crasseuse et s’accroupit près d’une poubelle, la bagnole des officiers passa juste à côté de lui dans un ballet de couleurs rouge et bleu… ils n’en avaient pas après lui, ils étaient juste pressés de chercher un café et des donut’s au «Dinner» de Frieda qui faisait l’angle…
«Putain qui a pu monter un coup pareil ? Carmone ? Un client mécontent ? Un rival ? »
Alors qu’il se posait milles questions, le visage de la fille lui réapparu dans un flash… ils s’embrassaient… elle était douce… son parfum remplissait ses narines…à la fois mystérieux et envoutant, comme l’était la jeune femme…
Pas le temps pour ça ! Le Privé se releva, mis sa main à la poche et en sorti une nouvelle tige qu’il alluma aussitôt, puis il fouilla à nouveau et en sorti la carte qu’il avait récupéré plus tôt… il y avait une adresse.. Bidon ou non il allait le découvrir, il devait le découvrir… pour la fille…. Pour lui… pour sa santé mentale… Il s’aventura dans une zone de la ville qu’il n’avait pas l’habitude de fréquenter, l’un des rares endroits ou Carmone ne l’avait jamais
envoyé… un quartier tranquille ? il ne semblait pourtant pas différents des autres, avec ses blocs à la limite de l’insalubrité visant à abriter des  familles forcément sans le sou.. les rues puaient l’urine et même la pluie qui commençait à se calmer ne pouvait faire disparaitre l’odeur… tous les immeubles se ressemblaient… Soudain, il vit la mystérieuse bâtisse, construction de bois au milieu de cette forêt de béton, elle semblait venir d’un
autre monde, elle n’avait rien à faire là et pourtant c’est là qu’il devait aller, il y avait de la lumière, le Privé s’approcha de l’entrée…

A suivre…