L'alliance des héros 3ème partie
Comme promis, voici la 3ème et dernière partie di script de Drak mettant en scène Le Patrouilleur et le héros lillois Drak-Béry :
Le dragon sourit puis cracha du feu au visage du
Patrouilleur qui fut déstabilisé en tentant d’esquiver et qui du coup
relâcha Drak. Maintenant que l’adolescent avait été trouvé, il n’avait
plus d’endroit où se cacher, sa seule solution était de démasquer le
responsable de toute cette pagaille. Il sauta de l’immeuble et atterrit
devant un billet, il regarda devant lui, ils y en avaient d’autres, il
décida de suivre cette piste, pensant que ça le mènerait au criminel.
Une fois arrivée devant une plaque d’égout ouverte, il n’y avait plus
de billets.
Drak bondit dans les égouts. Il faisait noir,
encore plus noir qu'à l'extérieur. On pouvait entendre le bruit de
l'eau se déverser dans les conduits. Puis après quelques secondes, le
bruit d'une bête qui soufflait. L'homme dragon poussa une petite boule
de feu pour s'illuminer, la première chose qu'il vit était une paire
d'yeux jaune vif.
« J'pensais pas te tomber dessus aussi vite !
- Je me souvenais pas que le petit poucet avait tant d'écailles...
- FERMES LA ! »
La bête l'attrapa entre ses bras puissants et l'entraina vers le fond des égouts.
Drak
se débattit de toutes ses forces pour ne pas finir broyer par la
pression de l'eau et celle des muscles de son ennemi. Ce dernier ne
semblait pas influencé par la profondeur.
« Appelles-moi Varan, lézard ! »
Drak
concentra ses forces dans son souffle de feu. Ça le propulsa lui et
Varan hors de l'eau, comme un jet-pack. Le souffle
était tellement
puissant qu'en sortant de l'eau, ça projeta le crâne de l'homme
crocodile au plafond . Il relâcha Drak.
« Dans mes souvenirs le petit poucet avait moins d’écailles ! »
« Tu sais Varan, les égouts de New-York, c'est à quelques kilomètres d'ici !
- J'vais faire des guirlandes de Noel avec tes boyaux !
- Attrapes moi alors ! »
Drak
esquiva plusieurs coups de griffes du Varan mais quand il voulut bondir
derrière lui, sa queue le plaqua au sol. Légèrement sonné, Varan
profita de cette faiblesse pour l'attraper à nouveau et essayer de le
compresser. Drak lui donna deux coups de coudes simultanés dans les
côtes. Ce qui ne laissa pas Varan indifférent. Il poussa un hurlement
et mordit Drak à l'épaule.
Après une telle blessure, l'homme
dragon eut assez de force pour seulement faire tomber Varan dans l'eau
afin d'avoir assez de temps pour regagner le monde extérieur.
Une
fois remonté à la surface, épuisé et meurtri, le héros Lillois fut
accueilli par le Patrouilleur qui le regarder froidement agoniser.
Néanmoins le fait qu’il agonisait laissa le héros tricolore perplexe.
Et s’il n’avait pas menti ? Et si le gouvernement s’était trompé ? Pour
en être sûr l’homme enleva le masque de l’adolescent et compris qu’il
n’avait rien à voir avec le gros reptile que les médias et le
gouvernement décrivaient.
« Désolé petit. lâcha le Patrouilleur. »
Il
saisit l’adolescent dans ses bras et le ramena au Quartier Général des
forces spéciales, dix heures plus tard des médecins avaient soigné ses
plaies mais quelque chose les tracassait. Le Patrouilleur était adossé
au mur, il observait l’Eurasien dans le coma quand les docteurs
arrivèrent et lui donnèrent des rapports.
« Il n’a plus que 14 heures à vivre.
- Quoi ?!
-
Un homme normal serait déjà mort, la…la chose qui lui a causé ces
plaies, elle lui a injecté un poison mortel. Ce poison a été ralenti
par l’ADN de python mais à terme le résultat sera le même.
- Il nous faut un antidote ! »
Ryumaru
n’était plus tout à fait conscient mais il écoutait tout et il puisa
dans ces forces pour redresser la tête et fixer le patriote.
« Il s’appelle le Varan, vous le trouverez dans les égouts.
- Petit, je le trouverais.
- Cool.
- Vous les médecins payés par les impôts, vous avez intérêt à trouver un antidote ! »
Le
Patrouilleur était en colère, la nuit allait être longue, seulement il
n’avait pas le temps de passer une longue nuit, il lui fallait vaincre
le mystérieux Varan et aider les scientifiques à trouver un antidote,
sinon son nouvel « ami » était condamné.
Le Patrouilleur
avait parcourut tout Lille à la recherche du Varan, il avait perdu
quoi, une heure voir deux, fouillant chaque
recoin, entrant dans chaque
égout. Seulement, dans la panique et ayant sous-estimé son adversaire,
il n’avait pas pensé à regarder sur les toits et alors qu’il errait sur
la Grande Place, la bête lui sauta dessus et commença à lui asséner
divers coup de poings. Le Patrouilleur saisit le reptile et le balança
dans un immeuble.
« Tu ne m’auras pas, créature verdâtre !
- Verdâtre ? Moi au moins ma couleur est naturelle connard ! »
Varan
se rapprocha lentement du Patrouilleur et l’étreignit dans sa queue,
malheureusement pour le monstre, la peau dure du héros l’empêcha
d’être broyé et au final, c’est lui qui se fit mal à la queue. La
créature fixa notre second héros droit dans les yeux, avec une
effroyable envie de le dévorer.
« Tu es plus coriace que ton ami…
- C’est pas mon ami.
- Au fait il est déjà mort ?
- Non.
- Cool, je pourrais le faire souffrir alors. »
Le
reptile fit pierre euh mine de se diriger vers le poste de commandement
des forces spéciales mais il fut stoppé par un coup de pied bien placé
du Patrouilleur. Malgré la douleur, il sourit.
« Tu vois que c’est ton ami ?
- Ta gueule. »
Ce
fut un véritable pugilat, le héros francophone et français rouait son
ennemi de coup, les os du reptile se fracturaient mais la rage de
l’homme était si forte qu’il ne prêtait plus attention à la queue du
Varan qui se rapprochait lentement de sa nuque. La queue s’enroula donc
autour du Patrouilleur et ce dernier fut projeté dans le toit du Furet.
Là, même sa peau endurcie ne pouvait l’empêcher d’être blessé vue la
puissance à laquelle il avait été lancé. Le Varan fêtait sa victoire
prématurée et se rapprochait du Patrouilleur. Ryumaru arriva derrière
le reptile qui tabassait le justicier inerte. L’homme-dragon était
branché sur un appareil qui l’aidait à respirer.
« Crève connard ! » fit-il alors avant de cracher une boule de feu géante qui assomma le diabolique reptile.
Les
camions des forces spéciales débarquèrent, des hommes descendirent et
emmenèrent Varan, un soldat tendit une seringue à Drak et fit :
« On a besoin de vous sur le plateau jeune homme. »
Drak
Béryl prit la seringue et se la planta dans le bras, il alla ensuite
voir le Patrouilleur. Tout allait bien, les deux héros décidèrent
d’aller regarder des DVDs de Goldorak, « tout est bien qui fini bien »
comme on dit…
Seulement voilà, dans le camion des forces spéciales où était enfermé Varan :
Quatre
gardes étaient présents, il y avait aussi le chauffeur qui fixait sans
cesse le rétroviseur. D’ailleurs, le chauffeur
était l’homme qui avait
donné la seringue à Ryumaru, cette seringue contenait bien sûr
l’antidote. Au bout d’un moment, le conducteur leva son pouce droit et
le plaça devant le rétro, dès lors deux gardes sortirent leur flingue
et tirèrent sur les deux autres qui n’eurent pas le temps de se
défendre et qui moururent sur le coup.
« Depuis quand les flics s’entretuent ? Demanda Varan qui venait de se réveiller dans sa prison-sarcophage. »
Le conducteur enclencha le pilote automatique et se dirigea vers le reptile, après un long silence il fit :
« Je n’ai jamais su dans quel camp j’étais…
- T’es qui toi ? T’es le genre de connard que je bouffe au petit déjeuner.
- Et vous vous êtes le genre de connard que je recherche mon ami… »
L’homme enleva son masque pour montrer son « vrai visage » : Un masque noir et blanc.
FIN
A suivre dans Drak Béryl 2 ou peut-être un tome du Patrouilleur.
En hommage à Pierre Minne et Wanga Comics.
Scénario : Emmessem (ft Big Bang)