07 avril 2009
Mythic 6ème épisode
Ce soir on conclut donc le cycle consacré au projet réalisé par Nathan Legendre à destination du relanch du magazine Strange.
J'en profite donc pour remercier une fois encore Nathan pour m'avoir refilé le bébé et avoir permis aux comixpectateurs de jeter un oeil à ce qui pourrait être et aussi d'avoir un cours de secénarion comics, en direct-live ;)
Place à Mythic et à Sir Roland...
Episode 6
Page 1 :
- case 1 : Travelling serré sur le clocher de l'abbaye du Mont St-Michel. La nuit noire est tombée et une pluie battante fait étinceler les tuiles.
Adèle [off] : « A ce stade des opérations, nous n’avions plus guère le choix … »
- case 2 : Plan serré sur la taille d’Adèle. Elle a déposé droit sur le dallage, entre ses cuisses, le curieux cylindre argenté, lacéré de coups de griffes, dont elle actionne le mécanisme électronique du couvercle, du bout de ses doigts fins.
Adèle [off] : « Il n’était pas difficile de comprendre que la créature s’était réveillée pour dispenser la mort autour d’elle »
- case 3 : Zoom arrière. le couvercle saute comme un bouchon de champagne, libérant des volutes d'une fumée épaisse qui s'enroule curieusement sur elle-même en s'échappant, comme une ronce aux épines acérées.
Adèle [off] : « … et qu’elle m’avait dupé avec aisance ! »
- case 4 : Plan moyen en plongée sur l'étrange fumée qui s'est échappée par une meurtrière des grands murs de l'abbayes et survole entre les traits de pluie, les rues étroites du Mont, comme si elle cherchait quelque chose de bien précis. Les rues sont peu peuplées à cette heure; ivrogne, nonnes qui pressent le pas sous l'averse, etc. …
Adèle [off] : « Alors, j’ai laissé aller le damné … »
- case 5 : Plan serré sur un jeune militaire robuste en tenue de sortie, qui, visiblement éméché, urine contre un mur. Il ne voit pas la fumée suspecte s'approcher lentement et s'enrouler comme un tire-bouchon à quelques centimètres de sa nuque.
Adèle [off] : « depuis des siècles, ce prédateur ne sait que se souvenir comment il fut pris en traître par les Vascons et combien traquer et guerroyer étaient son plaisir. »
- case 6 : Plan large. La ronce de fumée semble horriblement perforer le crâne du militaire, crispé de douleurs et qui subit déjà les premières convulsions d'une transformation atroce. Une sorte de fantôme de chevalier moyenâgeux vient se superposer à lui, comme si on pouvait déjà deviner ce qu'il allait devenir.
Adèle [off] : « l’artisan de Madame la mort ne saurait lui échapper ! »
le militaire [hurlant] : « IIIieaerg ! »
- case 7 : Gros plan sur l’œil vitreux du militaire (la transformation est déjà en train de s'opérer sur ses chairs) qui scrute déjà en direction des hauteurs du Mont.
- case 8 : Plan serré sur le bassin de celui qui devient Sir Roland, qui s'élance en direction des escaliers étroits et sombres qui mènent aux sommets. Son armure est en train de se matérialiser autour de lui, comme un cocon de métal liquide animé d'une vie propre.
Sir Roland [off] : « Haro ! »
Page 2 :
- case 1 : Zoom arrière. Sir Roland est cette fois totalement transformé. Il a pris possession du jeune militaire pour en faire ce colosse impressionnant. Il arrive sur le parvis de l'abbaye comme un fauve flairant sa proie, certain de ce qu'il piste, sous une pluie battante dont il ne semble même pas ternir compte. Son regard est sombre et Roland, ainsi détrempé, ne peut qu'inspirer de la crainte.
Sir Roland : " « … sus à la bête immonde ! »
- case 2 : Plan serré. Sir Roland, fonctionnant sur ses sens aiguisés, découvre aussitôt dans une petite niche de la muraille romane, la dépouille du chat blanc qui a lacéré le tube dans lequel son âme était enfermée.
Sir Roland [grognant] : " IL a changé ! »
- case 3 : Plan moyen sur Roland qui se retourne prestement pour surveiller ses arrières comme s'il sentait le danger venir à lui. Il empoigne un barreau de la grille à pointes qui surmonte le parapet, qu'il "arrache" comme un fragile roseau.
Sir Roland : " mais je le sens venir à moi … »
- case 4 : Plan large en contre-plongée. Sous une pluie tourbillonnante, Roland, fermement en appui sur ses puissantes jambes, regarde au dessus de lui (la barre de grille dont il s'est saisi, s'est transformée dans sa main pour devenir sa fidèle Durandal). La silhouette massive de ce qui semble être un dragon, dans le contre-jour d'un rayon de lune, fond sur le chevalier, toutes griffes dehors.
- case 5 : Panoramique. Roland n'a guère eu le temps de réagir et se retrouve plaqué sans ménagement sur le pavé du parvis. le "dragon" est en fait une monstrueuse gargouille de granit marbré que, visiblement, l'Ankoo a modelé comme un instrument de mort.
Sir Roland [criant] : " Je vais te pourfendre, démon ! »
- case 6 : Zoom avant en vue plongeante. L’hideuse Gargouille maintenant le preux paladin au sol des ses puissants serres, mord Roland dans le plastron, au niveau de la clavicule, à lui entamer les chairs.
Sir Roland [en spartiate] : " Rhumppf ! »
- case 7 : Gros plan sur le visage de Sir Roland, animé d’un rictus à la limite du sadisme, les sourcils froncés de colère.
Sir Roland : " Broie autant que tu veux … »
Sir Roland : " Ce ne sont pas mes chairs ! »
[…]
03 avril 2009
Mythic 5ème épisode
Et non, je ne l'avais pas oublié ;)
Voici le 5ème épisode de la série sur laquelle avait bossé Natha Legendre :
Episode 5
Page 1 :
- case 1 : Panoramique large. La nuit commence à tomber sur la cours carrée du cloître du haut monastère au sommet du Mont St-Michel. Sous les allées couvertes, la mère supérieure, appuyée sur sa crosse d’évêque si particulière, fait quelques pas aux côtés de la curieuse femme vêtue d'écru, qui semble tout encadrer depuis l'incident. Elle porte dans une seule main, une petite mallette en aluminium et le curieux cylindre métallique. Se tenant juste à quelques mètres derrière elles, une nonne plus jeune, les suit en silence.
la mère supérieure : « Nous l’avons trouvée agonisante dans un des anciens cachots templiers sous la chapelle St-Aubert … »
la femme au capuchon écru : « … Je vous remercie pour avoir pris soin d’elle et de ne pas l’avoir jugée à son apparence si … peu commune ! »
- case 2 : Plan large. Au premier plan, les deux femmes ont marqué un temps d'arrêt pour se faire face et poursuivre leur conversation. La jeune nonne, rousse, au visage constellé de tâches de rousseur, les rejoint en toute discrétion.
la mère supérieure : « Si Dieu l’a faites ainsi, ce n’est certes pas à moi d’en juger … Mais pour ne rien vous cacher, lorsque nous l’avons découverte, j’ai pressenti la menace des ténèbres qui rôdait alentour … »
la femme au capuchon écru : « A parler franc, je ne suis pas ici que pour venir chercher mon amie … »
- case 3 : Zoom avant. En arrière d'elles, on distingue la porte principale du monastère, barrée par une nonne corpulente, où deux Mercandiers en uniformes d'interventions furtives patientent, armes d'assaut à la main.
la mère supérieure [off] : « … il n’est pas bien dur de deviner cela … au vu de l’accoutrement de vos compagnons ! »
la mère supérieure [off] : « je mettrais à votre disposition ce dont vous avez besoin pour éloigner le malin. Dans la mesure de ce qui s’avérera louable, bien entendu, jeune fille … »
- case 4 : Gros plan. Adèle enlève enfin son capuchon, probablement maintenant en confiance, révélant toute sa beauté maghrebine.
la femme au capuchon écru : « Je vous en remercie ma mère … »
la femme au capuchon écru : « Je me nomme Aïsha Adel-Sâdeq, mais on a coutume de m’appeler … Adèle ! »
- case 5 : Plan serré sur le bas de la robe de bure de la jeune nonne contre laquelle un superbe chat blanc vient ronronner.
Adèle [off] : « Les moines bénédictins avec lesquels vous usez de l’église abbatiale, vous ont-ils fait savoir que certains membres de leur communauté ont eu quelques mailles à partir avec ce que vous appelez … le malin ? »
- case 6 : Plan moyen sur l'autre allée voûtée de la cours carré où l'on voit plusieurs nonnes transporter péniblement un brancard sur lequel (probablement) Wyvern est amenée aux Mercandiers qui s'impatientent à la porte, afin de l’évacuer.
la mère supérieure [off] : « L’abbé m’a en effet fait savoir que certains novices avaient été éprouvés dans leurs convictions aujourd’hui et qu’ils prenaient maintenant du repos en la chapelle Sainte-Catherine … »
- case 7 : Plan moyen sur la mère supérieure qui invite Adèle, d’un geste courtois, à poursuivre leur chemin. Ils s’engagent à l’abri dans le réfectoire, alors que par la porte ouverte, on voit que la pluie commence à tomber. Le chat blanc les devance de quelques petits bonds.
la mère supérieure : «Je ne vous cacherais guère qu’ici, tout est mis en œuvre pour que moines et sœurs n’aient pas à interférer ni a se croiser en dehors des offices. »
Adèle : « Je comprends … »
Adèle : « Puis-je vous demander un endroit où poser mon matériel avant de poursuivre mes investigations ? »
- case 8 : Plan serré sur la mère supérieure, qui d’un sourire confiant montre un visage apaisé de par la présence de la curieuse femme vêtue d’écru qui dit se nommer Adèle, et marque un temps de pause pour la confier aux bons soins de la jeune nonne.
la mère supérieure : « Bien entendu … »
la mère supérieure : « Sœur Gabrielle, ici présente vous accueillera dans sa modeste cellule le temps qu’il vous sera nécessaire … »
la mère supérieure : « Maintenant, permettez-moi de me retirer dans mes quartiers. »
Page 2 :
- case 1 : Plan moyen. La jeune nonne guide Adèle au travers des colonnes du chauffoir pour la mener au chevet. Adèle, quant à elle, moins sereine, jette quelques coups d’œil méfiant autour d’elle.
Sœur Gabrielle : « On dit que les novices de l’Abbé ont eu affaire au démon en fin d’après-midi et que vous avez été envoyée par le Saint-Siège pour éradiquer le mal de notre monastère … »
Adèle : « Navré, mais je ne travaille pas pour une organisation aussi obsolète que le Vatican ! »
Adèle : « … et il est regrettable qu’on puisse prendre Wyvern pour un simple démon. »
- case 2 : Plan moyen en légère plongée. Arrivée devant la petite porte de l’austère cellule, Adèle, un brin méprisante, tend à la jeune nonne rousse, sa petite mallette tout en posant le curieux cylindre à ses pieds.
Adèle : « Je vous confie mon bagage … tachez d’en prendre soin ! » »
- case 3 : Plan serré sur la mallette que la sœur Gabrielle tient à plat à bout de bras. Adèle l’ouvre pour découvrir un énorme revolver ultra-perfectionné.
Sœur Gabrielle : « Oh mon dieu ! »
Sœur Gabrielle : « Mais qu’est-ce que ?? »
- case 4 : Zoom arrière. Sans même laisser plus de temps à la jeune sœur, Adèle, qui a rattrapé son curieux cylindre, s’élance arme au poing dans une des sombres coursives du monastère, à l’opposé du chemin qu’elles viennent d’emprunter.
Adèle : « Je vais rendre une petite visite aux novices de l’Abbé ! »
Adèle : « N’en soufflez pas un mot à la Mère Supérieure
- case 5 : Plan serré. Faisant une pirouette appuyée sur le mur, Adèle saute directement par une des ouvertures sans fenêtre du long couloir en pierre peu éclairé, sans même avoir l’air de savoir ce qui peut se trouver à l’extérieur.
- case 6 : Travelling. Comme un funambule hors paire, Adèle cours sur les tuiles des toitures des bâtiments du midi, avec pour seule compagnie, sous la clarté de la lune montante et les quelques gouttelettes de pluie, le magnifique chat blanc qui semble apprécier le jeu.
Adèle [off] : « la créature a déjà changé à deux reprises d’enveloppes corporelles … »
- case 7 : Plan serré sur Adèle qui emprunte la salle ouverte de la roue, comme un cambrioleur discret, pour descendre vers les étages supérieurs de la chapelle Sainte-Catherine.
Adèle [off] : « le plus logique, c’est qu’elle se soit emparée d’un des moines pour tenter de nous échapper. »
Page 3 :
- case 1 : Plan large en plongée extrême. Adèle s’est engouffrée dans les combles de la chapelle Sainte-Catherine. Elle escalade les veilles poutres de bois avec une agilité et un équilibre époustouflant. Sous elle, une messe est célébrée et les novices (ceux là même qui avaient fait office de garde rapprochée à l’Ankoo, mais libéré de son joug, maintenant) sont en prières aux paroles de l’Abbé.
Adèle [off] : « … si on part du principe qu’elle ne cherche pas autre chose qu’à nous échapper ! »
- case 2 : Plan serré en contre-plongée. Adèle, tête en bas, derrière une grande colonne de pierre, s’achemine vers le bas. Au premier plan, un novice semble quitter précipitamment les lieux en plein office.
Adèle [off] : « Ce que ce pays a de merveilleux, c’est que lorsqu’une quinzaine de moines sont sous l’emprise d’une force surnaturelle et qu’on retrouve une femme-reptile agonisante au pied du monument le plus touristique de France, on se retire pour célébrer une messe plutôt que de contacter les médias … »
- case 3 : Gros plan sur les bras du jeune moine, qui serre contre sa poitrine, un paquet de vêtements en lambeaux, tombant en bandelettes. Il a l’air apeuré, fuyant.
Adèle [off] : « … du coup, ça nous laisse toute latitude pour continuer notre traque et repérer nos proies avec une facilité … »
- case 4 : Plan moyen sur Adèle, tapie dans l’ombre d’un confessionnal, qui observe, arme au poing, le jeune moine à l’attitude suspecte, s’isoler dans une sacristie, serrant contre lui son précieux colis.
Adèle [off] : « … déconcertante ! »
- case 5 : Plan serré en légère plongée sur Adèle qui ouvre la porte de la sacristie pour suivre le jeune moine, en prenant soin de ne pas se faire repérer ou de ne pas faire grincer la porte.
- case 6 : Gros plan à ras du sol sur le chat blanc qui s’engouffre rapidement dans la sacristie en passant entre les pieds de la jeune femme.
Adèle [off] : « eh, mais ! … Saleté de bestiole !! »
- case 7 : Zoom avant. Sitôt passé le seuil, et malgré toute la discrétion déployée, Adèle manque de se faire assommer par un lourd chandelier de cierges, qu’elle esquive de justesse. Elle perd l’équilibre.
Adèle : « EH ! »
- case 8 : Plan large en contre-plongée. Adèle au sol, n’a pas le temps d’armer son revolver, car le jeune moine, agressif et déterminé, brandit de nouveau le chandelier au-dessus de sa tête pour tenter de porter un nouveau coup qu’il espère cette fois définitivement fatal.
le jeune novice : « Pourquoi me traques-tu mécréante ?! »
- case 9 : Plan moyen. Sans hésiter, Adèle, pourtant encore à terre, décoche un violent coup de pied dans l’abdomen du moine, qui sous l’impact, lâche son arme contondante improvisée.
Adèle [braillant] : « Je sais ce que TU ES ! »
Page 4 :
- case 1 : Zoom, avant. Adèle se redresse rapidement et vient plaquer avec violence le jeune novice contre le mur de la sacristie, faisant tomber les étagères de parchemins et les crucifix entreposés massivement en cet endroit. Elle a l'air furieuse de s’être fait surprendre avec autant de négligence.
Adèle [hurlant] : « Et tu vas me payer ce que tu as fait à mes amis, charogne !!! »
- case 2 : Plan serré. Adèle s'apprête à décocher un violent coup de crosse de revolver sur le crâne du jeune moine, terrorisé et en larmes.
le jeune novice : « … je … je suis innocent de tout .. »
- case 3 : Plan large. Alors qu'elle a deux doigts de commettre l'irréparable, l'abbé (bombant le torse) et les autres moines, alertés par le boucan, débarquent avec précipitation dans l'encadrement de la porte. Au premier plan, on distingue le chat blanc qui ronronne en se frottant contre le cylindre métallique qu'Adèle a laissé choir.
l’Abbé [élevant le ton] : « IL SUFFIT ! »
l’Abbé : « Je n’admettrais pas la violence en ce lieu ! »
- case 4 : Plan moyen. La mère supérieure, suivie de Gabrielle, surgissent à leurs tours, se frayant péniblement un chemin au travers des novices qui s’agglutinent les uns contre les autres, pour assister à la scène insolite.
la mère supérieure : « Grand Dieu ! »
la mère supérieure : « … il est heureux que sœur Gabrielle soit venue me prévenir au départ de votre escapade … »
- case 5 : Plan moyen sur Adèle, essoufflée, mais gardant une expression de haine et de rancœur, qui fait signe de la paume de sa main, de ne pas faire un pas de plus vers elle.
Adèle : « Gardez vos distances … »
Adèle : « Ce n’est pas un enfant de l’église comme vous tous … il est venu ici se débarrasser de son linceul machiavélique ! »
- case 6 : Gros Plan sur l’Abbé campant fermement, les bras croisés devant Adèle, qui, quant à elle, prend subitement une mine déconfite.
l’Abbé : « En effet, il n’est pas comme nous tous, c’est un héritier de la lignée de Saint Michel … »
l’Abbé : «et c’est de par sa pureté que j’ai exigé de lui qu’il vienne ici se défaire des vestiges de la bête ! »
Adèle : « … oooh merde ! »
- case 7 : Plan serré sur Adèle, confuse et sans excuse, qui baisse le regard devant les ecclésiastiques.
Adèle : « c’est … c’est une chance que ton chat m’ait trahie d’entrée de jeu, Gabrielle, car je m’apprêtais à l’éliminer … »
- case 8 : Gros plan sur le visage stupéfait de Gabrielle.
Gabrielle : « Le beau chat blanc n’est pas mon animal … il est apparu en même temps que votre amie la femme-reptile … »
case (gros plan) insérée : sur la dalle grossière de la sacristie, repose, renversé sans ménagement, le curieux cylindre métallique que portait Adèle, lacéré de coup de griffes de félin.
17 mars 2009
Mythic # 4
Ce soir on continue de découvrir le projet que Nathan Legendre avait commencé à développer pour le magazine Strange.
Voici donc le 4ème épisode de Mythic :
Episode 3
Page 1 :
- case 1 : Plan panoramique en légère contre-plongée sur le quai d'un train souterrain. L'endroit ressemble à une station de métro du début du siècle dernier; mais il est moins bien éclairé et les couleurs sont bien moins claires. Une sentinelle est en faction au pied d'un grand escalier. A quai, une locomotive trapue, comme blindée, tire quelques wagons d'acier brut sans fenêtres. Au premier plan, deux Mercandiers terminent de charger une lourde caisse en bois dans le dernier wagon de stockage.
texte off : terminal souterrain de la Cours
un Mercandier : «Allez plus qu’une … »
- case 2 : Plan serré. Au moment où le train de la Cours
la sentinelle : «Uuurg ! »
- case 3 : Plan large en plongée sur une gare de banlieue parisienne d'où le curieux train blindé semble sortir d'un hangar plus court que l'ensemble de ses voitures. Il y a peu d'usagers sur les quais et personne ne remarque sa curieuse apparition. A l'arrière du dernier wagon, agrippé péniblement dos à la cloison, on distingue le corps disloqué de l'Ankoo qui s'échappe ainsi de la Cours
texte off : Nord-ouest de Paris … quelques heures après l’incident de la salle de spectrométrie
- case 4 : Plan serré. Tant bien que mal, le corps cadavérique réussit à pénétrer dans le train par l'interstice minuscule de ce qui semble être une sorte de meurtrière ou d'ouverture d'aération. Le passage étant trop étroit, les os de la carcasse craquent un à un.
- case 5 : Plan moyen. l'Ankoo est à l'intérieur du dernier wagon, où sont entreposés des dizaines de tableaux sculptures effrayantes et autres caisses solidement clouées. Son corps est dans un état pitoyable; un cadavre rampant mutilé, mais animé d'une volonté d'outre tombe.
l’Ankoo : « … nou…velle enveloppe … »
- case 6 : Plan moyen. Deux Mercandiers en arme patrouillant dans le train, arrivent dans le dernier wagon, discutant comme à l'accoutumée. L'Ankoo est collé à une des séparations du wagon, à plusieurs centimètres au-dessus du sol, comme s'il adhérait à la paroi pour ne pas se faire repérer.
l’Ankoo [murmurant] : «pas … dési…gnés ! »
- case 7 : Plan serré, voulant se faire plus que discret, l’Ankoo rampe au plafond du train entre les chemins de câbles et les poutrelles blindées, à la recherche d'un endroit où se dissimuler.
- case 8 : Plan moyen en légère plongée. Dans un des wagons de tête, un jeune sous-officier Mercandier est en train de se servir un gobelet d'eau fraîche à un distributeur incrusté entre deux râteliers d'armes d'assaut. A quelques mètres à peine, sur un vieux fauteuil passager miteux, un individu dans l'ombre d'un container fume discrètement son cigarillos en lisant religieusement un petit grimoire.
le jeune officier : « Vous ... vous n'êtes pas là pour protéger le convoi ... Monsieur ? »
l'homme dans l'ombre : « Non, rassures-toi soldat ... comme tout bon agent du gouvernement, j'ai opté pour cette vieille coutume parisienne qui consiste à se rendre en Normandie pour le week-end ..." »
l'homme de l'ombre : « Tu es juste mon taxi ! »
Page 2 :
- case 1 : Gros plan. Tenant son cigarillos juste devant son visage, l'homme dans l'ombre murmure une incantation lue dans son ouvrage. Ses doigts sont couverts de poudre violette. De petites pousses de vigne s'enroulent autour des feuilles de tabac
l'homme de l'ombre : « Вам мой ребенок, мое мнение открыт. Землей, Огнем , Ветром, и Морем, В мои руки вы будете »
- case 2 : Zoom arrière. Un bruit sec vient de se faire entendre dans le wagon suivant, éveillant l'attention de l'alchimiste, qui se retourne dans sa direction.
l'homme de l'ombre : "On transporte quelque chose de vivant dans ce convoi, soldat ?"
le jeune officier : "Absolument pas ! Que les outils de l'atelier de Mélusine et des fragments de dolmens maçonniques"
- case 3 : Plan large. L'homme dans l'ombre se lève de son siège, et d'un air impérial, assène ses ordres au jeune officier sans même lui adresser un regard. Il est vêtu avec une classe incroyable qui lui donne un petit air aristocratique, malgré sa coupe de cheveux en bataille.
l'homme de l'ombre : "Prévenez le peloton d'intervention !"
le jeune officier : "tout ... tout de suite, Monsieur Flamel !!"
- case 4 : Travelling. Alors que le jeune officier se précipite en direction de la locomotive, apeuré par la situation et l'attitude froide de Flamel. L’alchimiste, quant à lui, se dirige d'un pas calme en direction du sas où il a entendu le bruit suspect.
- case 5 : Plan moyen en contre-plongée. Flamel passe le sas avec prudence pour découvrir le Mercandier en faction jonchant, inanimé, le sol du wagon à ses pieds. Ce dernier, au premier plan, semble avoir été vidé de son fluide vital.
Flamel : "Oh, ce n’est pas vrai … »
- case 6 : Contrechamps. Flamel s'est accroupit devant le cadavre du garde pour inspecter les traces ou les blessures pouvant l'aiguiller sur ce qui a pu le mettre dans cet état, mais il remarque aussitôt la plaque d’aération pliée, posée à côté du corps.
Flamel [soliloquant] : "pourquoi faut-il que ce genre de truc me tombe dessus ? »
- case 7 : Gros plan. Flamel tire d'une petit poche en cuir qu'il porte à la ceinture, une longue fiole semblant contenir des petites billes de marbre qu'il va déverser autour du cadavre du garde.
- case 8 : Plan serré. Les petites billes de marbre semblent éclater au moindre contact comme des bulles de savon, et libère de sinueuses et maigres vapeurs qui s'enroule sur elles-mêmes comme une liane et grimpent dans l'air en direction du conduit de ventilation d'une vingtaine de centimètres de diamètre, d'où est tombée la grille d’aération.
Flamel [off] : "Quel genre de rongeur démoniaque a bien pu mettre ce pauvre bougre dans cet état ?"
Page 3 :
- case 1 : Plan moyen. Le jeune officier, encadré du peloton d'intervention équipé comme pour une attaque de grande envergure, débarque l'armes aux poings, masques à gaz sur les visages, par le sas juste derrière Flamel; Ce dernier bloque leur course du revers de sa main, comme s'il avait senti leur arrivée spectaculaire.
Flamel : "Du calme, messieurs ... le crime est consommé, le coupable s'est éclipsé !"
- case 2 : Plan serré sur le jeune officier qui panique en découvrant, horrifié, l'état "vampirisé" du Mercandier qui gît devant eux.
le jeune officier : "Mais bon dieu, qu'est-ce qui a bien pu ??"
- case 3 : Plan moyen sur Flamel qui d'un petit geste calme, intime au commando de se retrancher vers le wagon de tête.
Flamel : "probablement une entité aux facultés nécromanciennes."
Flamel : "Elle s'est échappée par le système de filtrage de l'air, donc on se replie vers l'avant du train tout en calfeutrant toute obstruction que nous allons laisser derrière nous !"
- case 4 : Zoom arrière. Le peloton suit à la lettre les ordres. Un des Mercandiers entraîne le corps comme un vieux sac, se préoccupant d’avantage de ce qui pourrait surgir pour s’attaquer à lui. Seul Flamel semble serein.
- case 5 : Gros plan sur la porte du sas qui se referme lentement.
- case 6 : Panoramique en vue du dessus. Dans le wagon de tête, tout a été calfeutré, la moindre aération a été obstruée avec des chiffons ou des matériaux de fortune, de lourdes caisses ont été repoussées devant le sas, et la plupart des Mercandiers sont aux aguets, visiblement nerveux de ne pouvoir identifier clairement leur adversaire. Seul, au centre du wagon, Flamel, qui a chaussé sur sa paume de main et son avant-bras un curieux outil, semble conserver son sang-froid et congèle patiemment le corps du Mercandier trouvé dans l'autre wagon.
premier Mercandier : "Qu'est-ce que c'est qui l'a mis dans cet état ?"
second Mercandier : "Et pourquoi on n'a pas été alerté par la Cours
Flamel : "Du calme, messieurs ..."
Flamel : "votre officier est partit en informer qui de droit ... si l'alerte était de niveau élevée, le train aurait déjà été immobilisé !"
- case 7 : Gros plan sur l'un des Mercandiers qui enlève son masque à gaz pour s'adresser à Flamel. Il affiche une mine très angoissée.
le Mercandier : "Justement, ça fait plus d'une heure qu'il est partit vers la motrice !!"
- case 8 : Plan moyen. Flamel se dirige vers le Mercandier et tendant sa main (contenant des sels bleus dans sa paume) sous les narines de ce dernier. Il a l'air, lui, tranquille.
Flamel : "Vous bénéficiez d'un avantage non négligeable pour une situation de ce type, puisque, par chance, je suis dans ce train ..."
- case 9 : Plan large. Le Mercandier semble se détendre sous l'effet des minuscules cristaux de Flamel, mais en arrière plan, on voit la porte blindée menant à la locomotive se déformer comme si un bélier tentait de l'enfoncer
onomatopée : BuuUUUuum !
Page 4 :
- case 1 : Plan serré sur Flamel qui, instinctivement, semble à l'affût de la menace. Derrière lui, les Mercandiers, les nerfs à vif, mettent en joue la porte blindée.
un Mercandier : "Qu’est-ce que … »
un autre Mercandier : « Prêt à faire feu sur mon ordre … »
case (gros plan) insérée : sur la main de Flamel qui saisit le volant de la porte déformée pour la déverrouiller
- case 2 : Zoom arrière en contre-plongée. Sitôt la porte ouverte, la masse qui l'a percutée, tombe sur le sol. Il ne s'agit pas d'un bélier, mais de deux corps (ceux des cheminots morts) qui semblent avoir fusionné l'un avec l'autre.
un Mercandier : "Oh ben merde ! »
Flamel : « Restez vigilants !! »
- case 3 : Plan large. Juste derrière la porte, se tient avec un rictus sadique, le jeune officier partit en éclaireur prévenir ses supérieurs de la Cours
l’officier/Ankoo : «désigné … désigné … »
- case 4 : Travelling. Sans sommation, les Mercandiers ouvrent un peu nourrit sur leur officier possédé, faisant exploser sa chair sans que cela semble pouvoir l’arrêter ou même le ralentir. Au premier plan, près de la porte, Flamel s'est saisit d'une barre en métal qu'il arme comme une batte de base-ball.
un des Mercandiers : "Butez-le ! »
- case 5 : Plan identique. En une fraction de seconde l'officier/Ankoo qui se déplace avec une vélocité surnaturelle, fuse vers les Mercandiers pour leur sectionner la carotide, les un après les autres. Au premier plan, près de la porte, Flamel use de l'appareil sur son avant bras pour glacer sa barre de métal et la hérisser d'épines congelées.
l’officier/Ankoo : « mort … mort … mort … »
- case 6 : Plan serré. l'officier/Ankoo, qui s'est débarrassé de manière fulgurante de tous ses opposants, exception faites de Flamel, se retourne vers ce dernier pour le contempler comme un gibier potentiel. Ses mains crépitent d'un halo intense.
l'Ankoo : « Toi, tu n'es pas désigné ..."
- case 7 : Plan moyen. Rapidement, l'officier/Ankoo tend les bras et pulvérise d'une rafale d'énergie la cloison du wagon, créant un passage vers l'extérieur (on distingue les abords de Ducey et le Mont St-Michel en arrière plan, au lointain)
l'Ankoo : « … sans intérêt … »
- case 8 : Plan moyen. Sous le regard dubitatif de Flamel, toujours dans la même position, prêt à frapper, l’Ankoo s’évanouit par e passage qu’il vient de créer, s’évaporant comme du brouillard.
Flamel : « … Oh putain … »
Flamel : « Adèle va m’arracher les yeux de ne pas lui avoir ramené ce truc pour sa ménagerie ! »
14 mars 2009
Mythic 2ème
Et on poursuit avec Mythic et le 2ème épisode de la série quei n'a jamais vue le jour.
Bien sûr, je ne saurai qu'encourager les dessinateurs qui consultent ce blog à bien vouloir illustrer ce qu'ils lisent... ;)
Episode 2
Page 1 :
- case 1 : Plan panoramique en très légère contre-plongée. Dans une des coursives sophistiquées de la Cours
un officier : « On vient d’essuyer un revers cinglant … »
second officier : « il faut régler le problème rapidement avant que nos détracteurs au gouvernement n’aient des échos du faux pas ! »
une jeune lieutenant : « On a des nouvelles de Dominique Cartouche ? »
troisième officier : « Il est dans un état stable … juste sous le choc. On l’a évacué en zone de debriefing. »
- case 2 : Contrechamps. A proximité du petit groupe, dans un angle mort où on ne prête guère attention à elle, une silhouette féminine, dissimulée sous une longue cape à capuche écrue s’exprime de telle manière à ce que nul ne puisse l’ignorer.
la femme mystérieuse : « Rien ne doit filtrer d’ici … nous allons mettre un pisteur sur l’affaire et endiguer, ensemble, cet assaut de manière … définitive »
- case 3 : Gros plan. Un des plus hauts gradés des Mercandiers (le seul a ne pas sembler impressionné par la mystérieuse femme ) la pointe du doigt de manière virulente et prend sa mine la plus contrariée.
l’officier : « Nous n’en serions pas là si au lieu d’analyser ou de disséquer tous les phénomènes monstrueux que VOUS pouvez ramasser, le secrétaire à la Défense
- case 4 : Plan serré sur le bas du visage de la mystérieuse femme au regard dissimulé sous le haut de sa capuche, qui esquisse un sourire narquois face au manque de self-control du gradé.
la femme mystérieuse : « Mais vous n’avez pas autorité pour ça»
- case 5 : Plan moyen en contre-plongée sur le haut gradé qui affiche un sourire arrogant en appuyant ses poings sur ses hanches, fier de pouvoir rembarrer la mystérieuse femme.
le haut gradé : « J’AI les pleins pouvoirs sur la base en cas de situation de crise ! »
le haut gradé : « Et croyez-moi, près de vingt millions d’euros de dégâts et je ne sais quelle horreur qui s’est fait la belle en moins de deux minutes, c’est ce que je décris comme une situation de crise. »
- case 6 : Plan serré sur la femme mystérieuse (qui sait qu’elle ne pourra pas grand chose devant les arguments de l’officier) qui tire le haut de sa capuche comme pour dissimuler encore un peu plus son visage, juste avant de faire volte-face
la femme mystérieuse : « Et bien entendu, vous allez résoudre votre problème insurmontable en faisant appel au plus incontrôlable d’entre nous tous … comme à votre habitude »
- case 7 : Plan moyen sur l’officier qui se retourne vers un de ses subalternes pour lui asséner ses ordres de manière dictatoriale ; alors que la femme mystérieuse s’éloigne.
le haut gradé : « Sans la moindre hésitation … »
le haut gradé : « Ordonnez immédiatement qu’on lâche Gévaudan à la poursuite de … de cet être maléfique ! »
Page 2 :
- case 1 : Plan serré en légère plongée sur ce qui semble être le verrou d’une lourde porte de cellule. Une espèce de pince fixée au bout d’une perche semble chercher à l’actionner.
voix off : « Fais attention, ça va aller très vite … »
- case 2 : Zoom arrière. Deux Mercandiers parés de protections massives comme s’ils allaient monter au front
contre des blindés, font pivoter la perche pour déverrouiller la porte plus dense encore qu’une porte de coffre-fort de Fort Knox.
un des Mercandier : « Dès que ça bouge, on détale … »
- case 3 : Plan large. En une fraction de seconde, les deux battants de la lourde porte semble voler en éclat, libérant un monstre impressionnant et enragé. C’est une sorte de loup-garou au pelage roux moucheté parcouru par une hirsute crinière blanche le long de son échine. Elle se dresse sur ses pattes arrière en rugissant. Elle a l’écume aux babines, les yeux injectés de sang et semble prête à tout ravager sur son passage.
le Mercandier : « Aux abris ! »
Gévaudan : « IIIaaaergh !! Czssss !!! «
- case 4 : Panoramique plongeant sur le corridor devant la cellule. La bête semble subitement essayer de percevoir ce qui l’entoure, comme si d’un seul coup, il lui fallait un moment pour s’habituer à la lumière. Au premier plan, en surplomb, un officier Mercandier surveille la scène, entouré de plusieurs snippers prêt à cribler Gévaudan de fléchettes hypodermiques, si nécessaire.
l’officier : « Bien, laissez-lui quelques secondes, le temps qu’elle réalise quel va être son gibier, maintenant … »
- case 5 : Plan moyen. Apaisée ou groggy, Gévaudan qui s’appuie maintenant comme un gorille sur ses pattes avant, distingue à quelques mètres devant elle, un petit récipient en verre dans lequel on a déposé quelques fragments des bandelettes de la Momie.
l’officier : « … c’est partit ! »
case (gros plan) insérée : la truffe de Gévaudan vient renifler les bandelettes
Gévaudan : « snuf snuf »
- case 6 : Travelling. Gévaudan réagit au quart de tour à l’appât laissé à son attention et se rue en direction d’un couloir exigu menant aux soubassements. Indéniablement, il ne lui a pas fallu longtemps pour localiser sa proie quel qu’elle soit.
Page 3 :
- case 1 : Plan serré en plongée extrême sur l’escalier des plus bas étages de la Cours
- case 2 : Plan moyen. Arrivé sur ce qui semblait être autrefois le quai d’anciens canaux souterrains dans les profondeurs de la Cours
Gévaudan : « snnuf snnnuuuf …»
- case 3 : Gros plan. Brusquement Gévaudan a retrouvé sa piste et reprend sa course vers un conduit qui semble encore plus sombre et vétuste que ceux précédemment pris. La bête a une expression frénétique.
- case 4 : Panoramique large. Gévaudan a ralentit sa chasse. Elle a les pattes qui trempent dans un ruisseau d’eau croupie. Gévaudan est en plein cœur d’une galerie moite des Catacombes de la capitale. Ce ne sont pas que des crânes qui tapissent les murs, mais des squelettes entiers, des corps comme momifiés naturellement.
Gévaudan : « rrrllllll …. »
- case 5 : Zoom avant. Comme sortie de la masse de cadavres fossilisés, une sinueuse créature se jette sur Gévaudan, l’enroulant de ses membres comme une pieuvre autour d’un crabe. Il s’agit évidemment de l’Ankoo/Venus, mais son apparence n’a plus rien à voir avec le corps disloqué et possédé de la salle de spectrométrie. Elle semble couverte de scarifications rituelles ayant laminé ses chairs en putréfaction. Sa blouse est devenue une sorte de tenue rituelle en lambeau. Son regard est allumé d’un halo blanchâtre.
l’Ankoo : « … tu n’es pas désignée, Felis Manul … »
- case 6 : Plan serré. Le nouvel Ankoo a renversé avec fracas Gévaudan sur le dos et plante ses longues griffes dans la chair de l’épaule de la bête. Son visage est à quelques millimètres de la gueule de Gévaudan ; comme pour lui susurrer des recommandations à l’oreille.
l’Ankoo : « mais ton espèce m’est inconnue et je veux en savoir d’avantage ! »
- case 7 : Zoom arrière. Les menaces de l’artisan des morts sont sans effets, et Gévaudan projette son adversaire contre le plafond de l’étroite coursive avec une violence sans commune mesure.
Gévaudan : « rrrooOOOAAAaar !! »
- case 8 : Plan moyen. L’Ankoo vient d’encaisser un choc sans précédent qui a fortement endommagé la carcasse qu’il occupe, mais cela ne semble pas l’avoir affecté au-delà, et il redescend sur sa proie, entouré de ténèbres qui semblent animer les ossements de l’endroit, autour de Gévaudan, comme si les corps allaient s’assembler en un bastion pourrissant pour le submerger.
l’Ankoo : « Ouuui … danses pour moi une Kermania-an-isquit ! »
- case 9 : Plan moyen. Malgré tout ce climat oppressant de peur morbide, Gévaudan n’a pas l’air perturbé le moins du monde par cette mise en scène et s’aide de ses griffes pour esquiver l’Ankoo.
l’Ankoo : « bien au-delà des démons habituels … »
l’Ankoo : « Surprenant ! »
Gévaudan : « Uarrgh !!! »
Page 4 :
- case 1 : Zoom arrière en contre-plongée extrême. Dès lors, ayant échappé à une seconde étreinte, Gévaudan se déchaîne, usant des parois resserrées des lieux pour grimper et s’apprête à bondir avec une vélocité impressionnante. Le mot qui tente de prononcer péniblement éveille l’attention de l’Ankoo une fraction de seconde.
Gévaudan : « rrRoaar … Tuuu…eeeer !! »
- case 2 : .Plan moyen. Gévaudan n’a pas une once d’hésitation et vient lacérer l’Ankoo de ses puissants crocs, comme si ce dernier n’était rien d’autre qu’une poupée de chiffons.
l’Ankoo [texte dédoublé comme si un reste de Venus criait, mais pas l’esprit de la mort] : « Aaargh !!! »
- case 3 : Plan serré. l’Ankoo résistant tant bien que mal aux coups portés, expire une dense et âpre fumée empoisonnée sur son agresseur. Et Gévaudan est immédiatement perturbé, un peu comme un molosse dérangée par une herbe sèche dans ses naseaux dont il ne pourrait se débarrasser.
l’Ankoo : « Luc’h loar, lof a-skign da’z sked »
- case 4 : Plan moyen sur la bête qui relâche son emprise sur son adversaire et se redresse comme sonnée par le poison.
case (gros plan) insérée : sur le visage satisfait de l’Ankoo qui en prononçant son sortilège a une sorte de lueur éclatant qui jaillit de sa bouche grande ouverte.
l’Ankoo [élevant la voix] : « MAC’H LOAR MIZ EBREL !!! »
case (gros plan) insérée : sur l’œil vitreux de Gévaudan dans lequel se reflète une lune bien pleine et bien ronde qui n’a pourtant aucun raison de trouver à se refléter dans ces tunnels clos et obscurs.
- case 5 : Plan large. En un instant, le maléfice de l’artisan des morts a fonctionné, et Gévaudan comme pris de convulsions, retrouve la forme d’une jeune fille blonde chétive à la peau claire.
l’Ankoo : « pure … vierge … immaculée ! »
- case 6 : Plan moyen. Au premier plan, la jeune fille nue tombe sur le sol, inconsciente. En arrière plan, on distingue l’Ankoo, se relevant avec une certaines difficulté pour s’enfuir, triomphant.
l’Ankoo : «hin hin hin ! »
Je kiffe un max !!!
Faites mois plaisir et illustrez moi ça bon sang !!!
50's star
Myhthic, le projet de Nathan Legendre, présenté sur ce blog a été développé par plusieurs artistes french-comics.
Parmi eux, Anthony Dugenest, le créateur et dessinateur de Wanga comics.
Admirez plutôt :
Un grand merci à Anthony, que je vous propose d'aller féliciter de vous même ici :
http://wangacomicsprod.wordpress.com/
12 mars 2009
Mythic
Etant donné que l'actu est très calme, je vous offre ce soir, grâce à Nathan Legendre, le 1er épisode de Mythic, le projet jamais paru, développé par Nathan.
D'ailleurs si les dessinateurs qui ont travaillé sur ce projet ont des illustrations à me faire paraître, je suis preneur ;)
Enjoy.
Episode 1
Page 1 :
- case 1 : Plan serré sur les pieds (chaussés de gros souliers de randonnée élimés) d’un homme (Cartouche) juché sur une sorte de tabouret de bar. Il est devant l’établit de son atelier sur lequel traîne un fatras épouvantable de pièces détachées, de chiffons imbibés d’huile et autres comburants, d’accessoires sales ou rouillés ayant peu de rapport avec la mécanique. Un chat noir ronronne en se frottant contre un pied de la chaise
[off]« Donc, selon vous, Clarisse, le gouvernement français ferait l’impasse depuis des années sur des infos capitales concernant la colonisation du territoire par des … extraterrestres ??»
- case 2 : Plan serré sur un vieil écran en noir et blanc d’un téléviseur partiellement démonté dont quelques fils pendouillent sur le côté. A l’image, un talk-show où un animateur gominé sourie à outrance à une grosse femme à l’air benêt à peine dissimulé derrière de grosses lunettes à double foyer. Dans le coin de l’écran se reflète le visage d’un homme (Cartouche) concentré sur autre chose
la grosse femme : «Certains sont mêmes infiltrés à des postes clef du gouvernement, j’en suis convaincue ! »
- case 3 : Plan moyen en plongée extrême. Au milieu de son atelier, dans un vaste désordre évident, Cartouche est concentré sur le mécanisme d’horlogerie d’un automate sophistiqué. Une grosse lampe dotée d’une loupe et l’écran du téléviseur sont les seules sources lumineuses de l’endroit..
Cartouche [off] : « Tu m’étonnes … le premier ministre lui-même ! »
- case 4 : Gros plan sur un petit écran grésillant, encastré dans la plinthe à quelques centimètres du plan de travail de Cartouche. Une vague silhouette déformée d’un scientifique binoclard en blouse blanche apparaît pour interrompre un Cartouche qui ne se déconcentre pourtant pas une fraction de seconde ; tirant même un peu plus le bout de sa langue pour « accroître sa dextérité »
la silhouette informe : « Monsieur Cartouche !? »
la silhouette informe : « … le gisant du Mont Saint-Michel vient d’être amené en salle de spectrométrie par les Mercandiers. »
- case 5 : Plan serré en légère contre-plongée sur Cartouche qui a laissé tomber son tournevis de précision presque instantanément et pivote prestement sur son tabouret .
Cartouche : « J’arrive !»
- case 6 : Plan moyen sur Cartouche qui franchit la porte de son atelier comme un gosse auquel on aurait annoncé que les cadeaux étaient sous le sapin.
Cartouche [off] : « Avant hier, un de ces fêlés de l’association pour la défense du paranormal a prévenu les autorités qu’un gisant de l’église du Mont irradiait d’énergie nécro-plasmique inconnue »
- case 7 : Panoramique. Le petit homme à la salopette couverte de cambouis, marche avec assurance dans une coursive rutilante d’une technologie de pointe, au milieu de scientifiques tous passionnés par leurs tâches, sans même attirer un seul regard
Cartouche [off] : « On a placé le fêlé en maison de repos. »
Cartouche [off] : « … et on a aussitôt fait rapatrier le tombeau à la Cours
Page 2 :
- case 1 : Plan large. Cartouche pénètre dans une grande salle où le gisant du saint est solidement disposé au milieu d’un appareillage insensé, un immense scanner nucléaire duquel semble jaillir des centaines de câbles est fixé au plafond et plusieurs individus en blouses blanches semblent déjà affairés à divers protocoles d’analyse.
Cartouche [off] : « la Cours
Cartouche [off] : « Mais en réalité, nous n’existons même pas … »
- case 2 : Plan moyen sur une très jolie jeune femme qui cache ses taches de rousseur derrière de grandes lunettes ronde. Elle sourie chaleureusement à Cartouche dès son entrée dans la salle, solidement agrippée à la plaquette métallique sur laquelle sont fixés des feuillets d’équations complexes.
La jeune femme : « Bonjour Cartouche ! »
La jeune femme : « Nous n’attendions plus que toi … »
- case 3 : Plan serré sur Cartouche qui détourne rapidement son regard de celui de la jeune femme en piquant un fard .
Cartouche : « Bonjour Vénus !! »
Cartouche : « Laissez-moi quelques minutes pour me préparer, je vous prie »
- case 4 : Plan moyen sur Cartouche qui enfile une sorte de harnais câblés de tous les côtés et étoffé de petits outils de précisions en prenant bien soin de se retourner comme une jeune fille trop pudique.
Cartouche : « J’imagine que vous avez déjà effectué toute la spectroplasmie et les examens épiphaniques courants ? »
Cartouche : « On va donc directement voir ce que contient notre boite de Pandore ! »
- case 5 : Panoramique vertical sur Cartouche qui se retrouve hissé dans son harnais-nacelle tel un parapentiste, au-dessus de l’étrange sarcophage. Le tout sous le regard fasciné de la belle Venus.
Venus : « Sois prudent Cartouche … rien ne prouve que le tombeau n’ait pas été piégé. »
Cartouche : « Pas de soucis … l’exhumation de Gilles de Rey m’a servit de leçon «
- case 6 : Vue plongeante où l’on voit Cartouche, suspendu au dessus du gisant, s’armer d’un curieux appareil, mélange entre un aspirateur et un foret plasmique qu’il dirige, tel un garagiste sans scrupule vers une grosse rainure dans la pierre du sarcophage.
Venus [Off]: « Je surveille l’activité para-nécrotique sur le moniteur, Cartouche, et je t’en informe seconde après seconde. »
- case 7 : Plan serré sur Cartouche qui a pris appui, les deux pieds sur le gisant et envoie dans l’interstice du sarcophage un puissant faisceau « dégoulinant » comme du magma en fusion, tout en affichant une grimace de résistance à l’effort.
Cartouche : « Huuumpf … c’est pas normal ! »
- case 8 : Gros plan sur Venus en contrebas, entourée de quelques autres scientifiques alarmés par l’allusion de Cartouche, qui affiche un regard inquiet vers Cartouche.
Venus : « Qu’y a-t-il, Dominique ? »
Cartouche [Off] : «Ce gisant a échappé à nos investigations depuis des lustres et pourtant, je découpe la coque mortuaire comme un fruit trop mûr ! »
Page 3 :
- case 1 : Plan large. A peine Cartouche a-t-il eu le temps de terminer sa phrase que le gisant de pierre semble exploser en milliers de fragment minuscules dans toute la pièces. Cartouche, Venus et la plupart des scientifiques présents, ont à peine le temps de masquer leurs yeux, d’instinct.
Cartouche (hurlant à pleins poumons) :«… TOUS A COUVERT !!! »
- case 2 : Plan moyen. Alors que chaques petits morceaux de pierre semblent flotter dans l’air comme en absence de pesanteur, on commence à distinguer, baignant dans des volutes sombres de souffre, une silhouette repliée sur elle-même en lieu et place du sarcophage.
Venus (criant à son tour) : « Dominique, il faut mettre la salle de spectrométrie en isolement immédiatement ! »
Cartouche : « Faites évacuer ses pauvres bougres !! »
- case 3 : Plan serré. La silhouette redresse brusquement la tête pour laisser entrevoir deux petits yeux crépitants de lumière bleutée.
Voix d’outre-tombe : «Prosternez-vous devant l’Oberour ar Maro, mortels ! »
- case 4 : Panoramique large. Cartouche (seul a ne pas craindre ce qui se déroule sous ses yeux) s’approche à pas feutrés, une énorme clef à molette à la main, brandie comme une masse d’arme, de ce qui semble être une antédiluvienne momie celtique, tatouée de la tête aux pieds de motifs cabalistiques des pictes, desséchée et couverte de haillons en décomposition.
Cartouche [off] : « J’y crois pas … pourquoi faut-il que j’attire sans arrêt les pires fléaux de l’humanités et autres rebuts de ce genre …»
- case 5 : Plan serré en plongée de Cartouche à quelques centimètres à peine de la momie groupée en boule, lévitant au-dessus du sol, prêt à lui décocher un coup sec et violent.
Cartouche [off] : « Je vais te renvoyer ad patrès, moi, saleté ! »
- case 6 : Zoom avant. Au moment où Cartouche s’apprêtait à porter son coup violent, la momie druidique semble retrouver toute sa vigueur et se retourne vers lui en irradiant de fumées violacées, épaisses et torsadées
la Momie
Page 4 :
- case 1 : Plan moyen. D’un violent revers de « griffes », la momie chasse Cartouche de son chemin sans le moindre ménagement (lui entaillant au passage les chairs au niveau des cottes). Et ce dernier, encore sanglé, s’empêtre dans les propres longes et autres encablures de son harnais-nacelle.
La Momie
- case 2 : Plan large sur la salle de Spectrométrie. Les Mercandiers arrivent à grand renfort de neutralisateur necrophotoniques. En arrière-plan, Cartouche se démène dans son « filet », non pas pour s’en défaire mais pour essayer de saisir un curieux gant posé sur son socle et relié de gros câbles gorgés d’une lumière orangée. Au premier plan, la momie s’est retournée et s’avance lentement vers un petit groupe de scientifiques terrorisés qui entoure Venus.
un Mercandier (hurlant) : « Pas de sommation !! »
un autre Mercandier : « Dégommez-moi cette … chose ! »
un scientifique : « A l’aide !!! »
Cartouche : « Viens par là, toi .. »
- case 3 : Plan serré sur Cartouche, suspendu la tête en bas qui a réussit à s’emparer du gant convoité et le braque comme un revolver en direction de la momie. Les jointures du gant semblent rougir de métal en fusion. Cartouche a perdu tout son flegme habituel et donne l’air animé d’une rage guerrière.
Cartouche : « RETOURNE Là d
- case 4 : De l’extrémité de ses doigts crochus, la momie enserre le corps tétanisé d’une Venus terrorisée et semble l’absorber dans un halo de lumière pâle et de vapeurs épaisses.
la Momie
- case 5 : Cartouche, comprenant immédiatement que Vénus ne s’en sortirait pas, hurle d’effroi. Cependant, son gant chargé à bloc, il décoche une salve titanesque en direction de la momie, mais la douleur du moment l’empêche de cibler le monstre. Son tir pulvérise cependant une bonne partie du mur de la salle et de tout ce qui se trouve sur la trajectoire du faisceau ; ouvrant une brèche béante vers les conduits d ‘évacuation.
Cartouche : « NOOOOON !!!!»
- case 6 : la Momie
la Momie
- case 7 : Et sans crier gare, la Momie
Cartouche : « … non … pas ma Vénus … »
10 mars 2009
Nathanverse
On continue notre exploration du projet comics qui n'a jamais vu le jour de Nathan legendre avec la présentation des personnages.
les protagonistes :
Aïsha Adel-Sâdeq (A.K.A " Adèle ") : Aïsha (littéralement " Qui doit vivre " - Adel-Sâdeq : " Justicier franc ") est probablement le meilleur limier de sa génération. Elle a été formée par les meilleurs détectives d’Europe, et malgré son jeune âge, a déjà résolu un nombre incalculables d’enquêtes pointues ou de situation de crise. " Adèle " est à la fois profiler et femme de terrain aguerrie. Sans être télépathe ou médium, Aïsha ressent les choses. Elle est dotée d’une sorte d’intuition particulière qui l’oriente systématiquement sur la bonne piste. En dehors de ce don officieux, elle a été entraînée aux maniements des armes et au combat à corps, ce qui fait qu’elle est très loin le meilleur élément de la Cours des Miracles, en somme de se prendre pour WonderWoman.
Cartouche : Dans le meilleur des mondes, Cartouche aurait pu avoir le charme, la
fortune et le génie de Tony Stark … mais en réalité, il a plus hérité du physique d’Eugène Milton Judd et est à peine un peu plus bricoleur que John Henry Irons. Mais il est particulièrement intelligent, et possède un véritable arsenal allant du gadget à la James Bond au dirigeable sur-armé. Pour le reste, c’est un homme discret et calme. Certains le soupçonne d’être le véritable chef de la Cours des Miracles.
Gévaudan : " Gévaudan " ça n’est rien d’autre que le sobriquet un peu idiot
dont certains bureaucrates de la Cours des Miracles affublent cette bête. Car malgré toutes les rumeurs qui courent sur Gévaudan depuis des lustres ; la descendance mystique d’animaux légendaires, l’expérience ratée de scientifiques nazis pour créer le tueur parfait, etc. , il ne s’agit de rien d’autre qu’un curieux animal à peine apprivoisé, emprisonné depuis toujours par les dirigeants de l’état pour servir en cas extrêmes. Et si Gévaudan fait penser à un énorme Lynx aux allures simiesques, voire humaines, et que certaines légendes rapportent qu’elle pourrait se transformer en chétive jeune fille pure, certaines nuits de pleine lune, les services secrets ne voient réellement en elle d’une arme de destruction redoutable
Sir Roland : l’autre phénomène ne serait ni plus ni moins que l’âme tourmentée du
légendaire Roland de Roncevaux qui errerait depuis des siècles dans le monde des vivants. Cette âme serait capable d’investir un corps pour quelques jours afin de rendre la justice. Son hôte deviendrait alors un massif guerrier maniant l’épée à deux mains (Durandal) sans pareil et quasi indestructible. Et pour cause. L’enveloppe charnelle possédée serait également condamnée à pourrir en quelques jours. Il possède également la faculté d’être seul à pouvoir souffler dans l’olifant dont la déflagration sonique neutralise tout ennemi à la ronde et fait tomber les plus hautes murailles.
(Nicolas) Flamel : Ce lumineux apollon aux traits fins et subjuguants seraient le descendant du mythique alchimiste Nicolas Flamel, mais beaucoup le soupçonne d’être le Flamel des origines ; l’œuf philosophale, " moteur " de sa pierre étant une source de jouvence tout aussi célèbre que son créateur. Outre sa fascination et sa grande expérience des arts occultes, Flamel semble en effet doté d’un facteur régénérateur à de nombreuses blessures physiques, ce qui tenterait à entériner la thèse de l’œuf, dont certains prétendraient même qu’il aurait réussi à le plonger dans ses propres entrailles.
Wyvern : Cette jeune femme aux allures de garçon manqué, teigneuse et au caractère
rude est immédiatement reconnaissable à sa curieuse peau écailleuse de serpent si typique des vipères. Mais ce n’est rien d’aussi impressionnant que ses mains démesurées, aux robustes doigts à la fois crochus et effilés, qu’elle s’amuse à nommer elle-même avec sarcasme, ses " crochets ". Redoutable combattante en temps normal, elle est réputée pour les interventions de nuit ou en milieu aquatique. Son point faible : un joyau dont elle ne peut quitter la proximité.
la Cours des Miracle : il s’agit d’un département des services secrets français n’ayant pas la moindre existence officielle. Une sortes de département Zone 51 en plein cœur de Paris. Ils agissent dans l’ombre et se jouent des médias. Ils disposent, bien entendu, d’un budget quasi illimité. L’élite militaire affectée à ce département est communément appelée le Bataillon des Mercandiers.
l’Ankoo : Cet esprit de la mort n’est pas une âme libre comme Sire Roland. Elle se doit de posséder une enveloppe. Mais contrairement au héros de Roncevaux, cet hôte n’a pas l’obligation d’être une créature organique. Et si Roland use ses possédés au point de les tuer l’Ankoo est tout bonnement immortel et le seul moyen de le neutraliser, c’est de l’enfermer (sous un gisant, par exemple …). En outre, cette créature peut infliger la mort par simple contact, ce qui en fait un danger sans précédent que la Cours des Miracles doit absolument endiguer.
Je sais pas pour vous, mais perso, je meurre d'envie de voir à quoi ressemblent Flamel et l'Ankoo.
Nathan ?... ;)
Prochainement les 6 premiers épisodes.
PS : Pourquoi est ce que ça n'est jamais devenu un french-comics publié et à la portée de tous les fans ???
09 mars 2009
French comics by Nathan
Alors, maintenant, je vous conseille de vous installer confortablement.
Après avoir terminé une série consacrée aux Anges Gardiens, nous allons entamer ce soir, une série consacrée à un projet qui n'a jamais vu le jour.
En effet, Nathan Legendre m'a fait l'immense honneur(merci, merci, merci !!!) de m'envoyer un concept de série qu'il avait développé en vue de la résurrection de Strange.
On commence ce soir avec la 1ère partie et quelques aperçus :
la Cours
Episode 1 : Un gisant du Mont St-Michel vient d’être amené au pôle scientifique de
Episode 2 : Il faut impérativement neutraliser la créature sortie du tombeau. Pas d’autre solution pour la Cours la Cours
Episode 3 : Le train de la Cours la Cours
Episode 4 : La cours des Miracles a retrouvé la trace de l’Ankoo, non loin du Mont St-Michel. A proximité des fonds sableux et humides, c'est Wyvern qui est dépêchée comme investigatrice. Elle débarque en petit hélicoptère avec une comparse discrètement emmitouflée dans une longue cape à capuche écrue portant un curieux réceptacle chromé (Adèle et l'âme de Roland). Wyvern furète dans les taillis bordant la baie et à tôt fait de découvrir le cadavre de Vénus, tout prêt d'un groupe de moines revenant vers le monastère. Pensant que l'Ankoo s'est dissimulée parmi eux, elle les piste avant de se faire attaquer par une curieuse brume noire presque tangible qui la laissera inconsciente et "disponible" pour son agresseur.
Episode 5 : Les moines ont ramené Wyvern, étrangement mutilée mais toujours en vie, au monastère du Mont
St-Michel. Adèle sort alors de ses retranchements et va mener l’enquête a l'insu des prêtres du monastère. Très vite, un jeune novice fraîchement arrivé, qui serait un hypothétique descendant de Saint Michel lui-même, sort du lot des suspects. Mais Adèle va comprendre la vérité : l’Ankoo ne se " déplace " pas qu’au travers d'humains et la détective va devoir prendre en chasse un démoniaque félin : le chat du père supérieur. Elle n’a plus d’autre solution que de lâcher l’âme de Sire Roland.
Episode 6 : L’âme de Roland a tôt fait de trouver un hôte dans les coursives du monastère. Armé du Durandal, il part en quête de l’esprit des morts et va se retrouver nez à nez avec ce dernier … qui a prit possession d’une gigantesque gargouille du clocher. Gargouille d’un dragon, par ailleurs. L’affrontement est titanesque et Roland devra avoir recours à son Olifant pour pulvériser le dragon de granit. A son insu, l’Ankoo parviendra cependant à s’enfuir en possédant une nonne trop sceptique.
Trop bon !!!
Bien sûr je vous avouerai que je suis déjà un grand fan de Sir Roland...
Et demain ne manquez notre 2ème rendez-vous avec la présentation des personnages.


















