San Diego Comic Con a représenté l'occasion pour de nombreux studios de dévoiler leurs productions blockbustereques. Du côté des super-héros, Warner Bros. et DC ont mis en avant leurs mondes, mais Sony a aussi essayé de prendre sa part du gâteau en dévoilant un trailer de Venom

Après une trilogie réalisée par Sam Raimi et une saga avortée portée par Marc Webb, les droits cinématographiques entourant Spider-Man sont revenus à la maison : Peter Parker a intégré le Marvel Cinematic Universe, dans un film produit aussi bien par Kevin Feige, que par Amy Pascal.  

La productrice derrière le reboot de Ghostbusters et du récent Pentagon Papers devait remplacer Avi Arad - dans la gestion de la licence arachnéenne de Marvel. Et, forte du succès de Spider-Man : Homecoming, elle compte bien développer son propre univers cinématographique basé sur les ennemis du Tisseur. Venom devrait alors en être la pierre angulaire. 

 

VenomGaKita

 

Sur le papier, ça peut paraître étrange, mais c'est pas complètement idiot, d'autant que Venom est un personnage extrêmement intéressant, de par sa dualité constante, alors qu'il est partagé entre l'envie d'accomplir de grandes choses et une rage destructrice, dirigée notamment vers Peter Parker. 

Dans le meilleur des mondes possibles, de la même façon que Tom Holland apparaît dans les films exclusivement produits par Marvel Studios, comme Avengers : Infinity War, il aurait pu se montrer ponctuellement dans les longs-métrages qu'Amy Pascal met en chantier, créant un univers cinématographique étendu pour la Maison des Idées, porté par Disney et Sony. 

Mais la réalité est toute autre, puisque Kevin Feige refuse tout lien avec ce Spider-Verse. Les films qui le composeront seront donc condamnés à introduire des vilains que Marvel Studios ne pourra utiliser, mais qui dans le même temps, n'affronteront jamais l'Homme-Araignée. Tout le monde est perdant. Et Avi Arad prête main forte à Amy Pscal.

Est-ce qu'une bande-annonce de Venom peut nous consoler ? Rien de moins sûr. En tout cas, elle résume complètement l'intrigue : 

Venom - Bande-annonce 2 - VOST

Tom Hardy incarne donc un Eddie Brock plus mature que sa version de cases et de bulles. C'est un journaliste d'investigation, un baroudeur. Mais après ? Le scénario s'annonce tout aussi prévisible qu'éloigné des comics ; ce qui n'est pas toujours un mal. 

La réalisation de Ruben Fleischer se veut horrifique, mais les effets spéciaux laissent à désirer. Le symbiote a au moins le mérite d'être plus beau que celui de Spider-Man 3. Pour autant, les paroles de Venom sont presque incompréhensibles. Et le slogan de la bande-annonce - "Le monde a assez de super-héros" - est clairement putassier. 

La morale de cette histoire, c'est que faire un film sur un ennemi du Tisseur, sans impliquer ce dernier, c'est un peu étrange. L'idéal serait que Tom Holland ne se sente juste pas suffisamment bien pour faire un cameo dans Venom et qu'il apparaisse dans les autres productions du Spider-Verse, dans le cas où elles peuvent se faire.

Une autre solution, qui pourrait sauver le film - ou pas - serait de le relier à Spider-Man : New Generation, aussi produit par Pascal et Arad.